Freecam ou cam to cam, deux modèles de live sex différents

Publié Par MissSexcam le 12 Fév 2019 | 0 commentaire


Le monde de la webcam sexe se décline en deux modèles principaux : d’un côté le traditionnel et payant qui se passe en privé (cam to cam) et de l’autre, le “gratuit”, public, basé sur un système de pourboire (freecam). Si ces deux formes de live sex coexistent en se fondant sur le même principe – un modèle, une caméra et une plateforme pour se connecter – les intentions et les attentes derrière les deux diffèrent fortement.

Le live show privé ou cam to cam

Histoire du visiochat

Le visiochat prend naissance à la fin des années 90, lorsque la technologie permet de diffuser (streamer) du contenu vidéo depuis son ordinateur à l’aide d’une webcam. Au début, quelques pixels se battaient en duel et peu de gens pouvaient vivre l’expérience du «live show» avec un réel confort. Mais avec l’arrivée au début des années 00 de l’ADSL dans les foyers, la sexcam prend doucement mais sûrement son envol et de plus en plus d’utilisateurs se tournent vers ce système qui offre une alternative grisante à la pornographie.

C’est alors que de nouveaux acteurs économiques émergent et commencent à apporter leur soutien technique. C’est le cas par exemple de LiveJasmin lancé par György Gattyan (qui deviendra quelques années plus tard le leader mondial du cam to cam) qui facilite la mise en relation entre les modèles et leurs clients. Le principal frein à la webcam étant le coût de la bande passante et l’infrastructure à développer, ces plateformes se proposent de prendre à leur charge ces coûts contre une part des revenus générés par les modèles. Un business naît en même temps que se développe une offre.

Son principe

Le principe est assez simple et restera quasiment inchangé pendant plusieurs années. Une camgirl (terme le plus couramment employé mais le modèle/animatrice/performeur peut tout aussi bien être un homme, un couple ou être transsexuel) attend qu’un internaute se connecte à la plateforme et rejoigne sa “room”. Son but est de l’appâter en discutant avec lui et les autres futurs clients lors d’un chat coquin gratuit. Aucune nudité intégrale n’est tolérée dans cette zone gratuite mais elle doit tout faire pour que le client se décide à partir avec elle en live show privé (zone payante).

Une fois que le client décide de “prendre la cam girl en privé”, il se retrouve face à elle et le show commence. Il peut montrer son visage ou non (c’est le fameux « cam to cam » qui donne son nom à ce modèle), utiliser sa voix pour communiquer ou simplement le clavier de son ordinateur s’il est timide. La partie privée est payante et le coût tourne autour de quelques euros la minute.

Cam to cam

Lors d’un show privé ou d’un cam to cam, le client peut demander ce qu’il veut à la camgirl, ses fantasmes, ses envies et les positions qu’il souhaite voir. Le rapport qui se créé entre lui et la webcameuse est alors très intime. C’est une véritable expérience sexuelle qui pourrait s’assimiler à l’interaction du téléphone rose couplée à la puissance excitante de l’image.

Du fait du coût relativement élevé du service, les show privés restent courts dans la majorité des cas et la visée est le plus souvent clairement masturbatoire. Le modèle n’a pas vraiment le temps de créer une relation sur le long terme (sauf pour les gros clients réguliers) et doit en principe réussir à faire jouir son client assez rapidement (si c’est ce qu’il attend).

On trouve dans la webcam porno traditionnelle tous les modèles possibles, genres et styles. De la girl next door à la dominatrice en passant par des hommes ou des couples. Il existe autant de modèles que de fantasmes.

La webcam sexe gratuite ou freecam

Son histoire

L’arrivée du modèle freemium est relativement récente. Si l’on doit sa création à Leo Radvinsky de MyFreeCams en 2004, son véritable succès arrive dans le virage des années 2010 avec l’arrivée des plateformes Cam4 et Chaturbate. Le principe et les attentes de la cam sex gratuite (aussi appelée « freecam », y compris en France) sont très différents de ceux de la webcam privée. S’il existe toujours une option cam to cam, la très grande majorité des shows sont publics et… gratuits.

Cette gratuité reste tout fois très relative. Basés sur un système de pourboire, les shows ne pourraient exister sans eux puisque personne ne travaille réellement gratuitement.

Son principe

Sur ces plateformes, on achète des jetons (appelés “tokens”) afin de pouvoir participer aux shows. Il n’y a pas d’obligation de “tipper” (donner un pourboire) mais il est vivement conseillé de rentrer dans le jeu pour que le show se déroule correctement. Enfin, ça c’est la théorie. Dans la pratique, à peine 5% des personnes connectées lâchent des tokens. La plupart regardent le show cam sans même être inscrit aux plateformes.

Nous sommes face à une mutualisation du paiement par la communauté où une petite partie des inscrits paie pour les autres. Mais loin d’être un frein au développement de ce modèle, la sexcam freemium est un véritable succès et un énorme moteur de croissance pour le secteur. De plus, les modèles (pour les plus populaires), peuvent gagner bien plus avec ce système qu’avec le modèle traditionnel. Il est toujours plus intéressant d’avoir une petite partie qui consomme sur un nombre très élevé de clients, qu’un seul client fortuné. Pour les camgirls les plus importantes, les sommes engendrées peuvent dépasser les 5 chiffres par mois.

Camgirl en freecam

Des attentes qui diffèrent

Cependant les shows publics sont très différents des shows privés, ici tout est une histoire de tension et de frustration comme dans l’art du striptease. La visée masturbatoire n’est pas non plus essentielle. Comme le temps ne coûte pas d’argent aux clients, ils peuvent regarder les shows aussi longtemps qu’ils le souhaitent. C’est avant tout les liens qui se tissent entre le performeur et son public qui sont importants. Une dimension sociale difficile à retrouver en cam-to-cam où les clients ne se croisent pas vraiment.

Modèles

Tout comme dans le système payant, on retrouve une grande variété de modèles pour tous les fantasmes, sexualités, genres et envies possibles. A la différence notable qu’on retrouve beaucoup plus d’hommes qui diffusent par pure exhibition (sans chercher à recevoir des tokens) et que la figure de la cam girl occidentale et jeune prédomine. La concurrence entre shows pousse également les modèles à être plus créatifs.

Visiochat classique ou free live sex selon vos envies

A chaque expérience de sexe webcam, son système. Les amateurs du cam to cam cherchent un rapport intime et puissant avec les modèles tandis que ceux qui se tournent vers le freemium vont préférer discuter et traîner dans la chat-room. Du côté des modèles, les différences sont aussi notables, ceux qui se lancent dans le privé, n’iront pas sur le modèle public et réciproquement. Des attentes et des intentions qui diffèrent et donnent une richesse et une popularité grandissante à la webcam porno, en passe de devenir un véritable phénomène de société.

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